Bienvenue sur Zianides Tlemcen
Recherche


Tlemcen
· Accueil
· Editorial
· Histoire
· Les monuments
· Plan
· Guide local
· Mairie Tlemcen
· Recherche
· Evènements
· Annuaire Web

· Contactez nous

Région de Tlemcen
· Maghnia
· Ghazaouet
· Sebdou
· Béni snous
· Nedroma
· Remchi
· Ouled mimoun
· Sabra
· Bensekrane
· El Aricha
· Msirda

Vie pratique
· Presse
· Communication
· Infos pratiques
· Monde associatif
· Annuaire des sites
·
· Charger photos

Culture
· Musique
· Artisanat
· Cinéma
· Portraits
· Livres
· Poésie

Produits du Terroir
· Apiculture
· L''huile d''olive
· Gastronomie

Météo

 
Rachid Baba Ahmed
Rachid le précurseur de la musique moderne rai




RACHID BABA AHMED


Rachid Baba Ahmed est né à Tlemcen en 1949, il avait débuté sa carrière comme chanteur, mais était également musicien, il créa plusieurs groupe de rock dans les années 60 pour peu à peu venir au rai durant les années 70. Aussi à l’aise dans l’exécution de morceaux issu du folklore algériens que de partitions indiennes. Arrangeur, auteur de textes de chansons, producteur et réalisateur, il contribua au succès de bons nombres d'artistes. Dénicheurs de talents, il a lancé de nombreuses jeunes vedettes du raï, comme Cheb Khaled, Cheb Mami, Cheb sahraoui et Cheba Fadéla, Cheb Hasni, ainsi que Cheb Anouar et Noudjoum Saf.

Rachid et son frère Fehti étaient aussi considérés comme des pionniers de la musique moderne arabophone algérienne, et avaient notamment introduit le synthétiseur et la boîte à rythmes. Ces nouveaux instruments sont utilisés pour la première fois en 1979 dans l'accompagnement de Cheb Sahraoui et Chaba Fadela dans un studio huit pistes. La chanson s'intitule: Ana ma h'lali ennoum (Moi je n'apprécie plus le sommeil ) et le ton est donné.

Considéré aussi comme un précurseur, il avait réalisé les premiers « clips vidéo » algériens et de nombreuses émissions de radio et de télévision consacrées à la musique.

L’assassinat de Rachid est intervenu alors que l’Algérie vivait un ramadan sanglant, marqué par une vague d’attentats contre des intellectuels, artistes, enseignants, militants politiques. La victime fut lachement mitraillée devant son magasin le 15 février 1995. Il était âgé d’une quarantaine d’années et s’était rendu célèbre dans toute l’Algérie en produisant de nombreux chanteurs populaires, notamment les chanteurs de raï de la région d’Oran.

Rachid Baba Ahmed : un révolutionnaire en musique

Si Oran est encore aujourd’hui la capitale du raï, c’est à Tlemcen, à cent vingt kilomètres à l’ouest de cette dernière, qu’est né le pop-raï, le raï d’aujourd’hui, celui que les Européens ont appris à aimer. Tout démarre au milieu des seventies dans le studio d’enregistrement de Rachid et Féthi Baba-Ahmed.

Ces deux frères sont issus d’une famille de riches bijoutiers tlemcéniens. Au lendemain de l’indépendance algérienne Rachid avait fondé Les Vautours, un groupe de reprises rock et twist.A la fin des années soixante, il se lance avec son jeune frère Féthi dans un duo pop mêlant rythmes modernes et variété algérienne.

Quelques tubes diffusés à la télé algérienne les incitent à monter leur propre studio (une rareté à l’époque) dans leur ville natale. Ils créent un label. Rachid s’occupe de l’artistique en tant qu’ingénieur du son, tandis que Féthi gère l’administratif.

« En 1976, un éditeur de cassettes d’Oran m’a envoyé un très jeune chanteur de raï, c’était Sahraoui” racontait Rachid Baba-Ahmed à Nidam Abd et Bouziane Daoudi, deux journalistes de Libération.

“A l’époque, le raï ne me disait absolument rien. J’ai fait ça en musique synthétique. Je m’inspirais de Jean-Michel Jarre. C’était très neuf. Les gens n’avaient jamais entendu ça auparavant. Tous les éditeurs sont venus me voir à Tlemcen,chez moi, en me disant : ‘Rachid, mon frère, fais-moi ceci, fais-moi cela. »
Le succès de ces premières productions lança la mode. Par magie, le pop-raï était sorti du chapeau. Pour bien comprendre cette époque, il faut savoir qu’avant l’avènement du pop-raï les enregistrements étaient réalisés dans des conditions rudimentaires : en une prise le plus souvent et sur un deux-pistes au mieux. Producteur au look castriste, Rachid Baba-Ahmed révolutionne la musique en Algérie.

Il enregistre le chanteur puis pose ensuite les instruments, piste par piste. Tous les chanteurs, tous les éditeurs en pincent pour le pop-raï. Le public, chaque jour plus nombreux, impose son goût ; les éditeurs (équivalent algérien du producteur, du label), tentent de transformer en monnaie sonnante et trébuchante cet engouement.

L’heure est à la production à tous crins. Une boutade circule aujourd’hui encore pour décrire cette effervescence :

“Quand un client demande une cassette de tel chanteur à la mode, il n’est pas rare qu’une voix lui réponde de derrière le comptoir : ‘Laquelle ? Celle du matin ou du soir?’”









Copyright © de Zianides Tlemcen Tous droits réservés.

Publié le: 2006-01-21 (5193 lectures)

[ Retour ]
Site Réalisé avec PHP-Nuke

Tous les logos et marques contenus dans ce site sont la propriété de leurs Auteurs. Les commentaires sont la propiété des personnes les ayant postés, tout le reste © 2007 par nous.
Vous pouvez syndiquer nos articles en utilisant le fichier RSS backend.php ou ultramode.txt
PHP-Nuke © Stefvar.
Page générée en: 0.32 Secondes