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Mustapha Baddie l'incendie
dar el harik





Pour tous les Algériens, le nom de Mustapha Badie évoque essentiellement ce long métrage tourné en 1964 et présenté deux années plus tard, La nuit a peur du soleil, une fresque historique dédiée aux artisans du retour à la souveraineté nationale, puis l'inénarrable Évasion de Hassan Terro, où il a su tirer parti de la verve et du talent de Rouiched, et, surtout, une dizaine d'années plus tard, l'inoubliable feuilleton télévisé L'incendie, adapté de la célèbre trilogie de Dib. S'il est vrai que ces productions furent autant de grands moments du parcours créatif de Mustapha Badie, elles n'ont représenté que des étapes importantes de l'itinéraire de cet homme-orchestre qui ne saurait se résumer à ces œuvres si prestigieuses et mémorables soient-elles.

En effet, Mustapha Badie, de son vrai nom Arezki Berkouk, a fait irruption dans l'histoire artistique algérienne dès le milieu des années 40. À dix-huit ans, ce natif de La Casbah d'Alger faisait ses premiers pas dans la réalisation cinématographique avant de bifurquer vers le théâtre qui lui permettait, dans sa forme radiophonique comme sur les planches, de s'inscrire dans l'action nationaliste. Aux ELAK (émissions en langues arabe et kabyle) de Radio-Alger, où il réalise des dramatiques, comme à l'Opéra d'Alger où il fait partie de la troupe de Mahieddine Bachetarzi, il déploie une créativité inlassable, faisant preuve d'imagination et de professionnalisme. Il sera de ceux qui, en 1957, si l'on en croit ses compagnons de l'époque, procéderont clandestinement, dans les studios de la radio, à l'enregistrement de Qassamen que venait de composer Moufdi Zakariya. Il est certain que son engagement en faveur de la libération du pays ne sera pas étranger à son arrestation en 1957 par les autorités françaises et à son incarcération jusqu'à l'indépendance.

Son retour à la liberté dans un pays libre sera le point de départ d'une nouvelle carrière au cours de laquelle il sera reconnu dans l'univers de la télévision et du cinéma comme un metteur en scène exceptionnel, dont le savoir-faire professionnel, tout d'exigence et de rigueur, se combine avec des qualités humaines de manière à ce que techniciens et acteurs soient toujours heureux de tourner sous sa direction. Hors du plateau, son caractère bon enfant, son humour difficile à ébranler "voisinent" avec une culture solide et un vécu artistique d'une extrême richesse. C'est cette grande culture et la haute idée qu'il se faisait du devoir des hommes de culture de son pays qui l'ont conduit à accepter, à la fin des années 70, la fonction de directeur des arts et lettres au ministère de la Culture et d'y renoncer, trois années plus tard, déçu de n'avoir pu convaincre la hiérarchie de mettre en œuvre l'ambitieux programme de relance qu'il avait proposé.

Presque septuagénaire, à la veille de l'aggravation du mal qui devait triompher de son extraordinaire vitalité, Mustapha Badie trouvait encore assez d'énergie pour réaliser une dramatique télévisuelle en plusieurs parties. La mort l'aura empêché de donner suite à de nombreux projets dont parlaient encore mezzo voce ses compagnons venus nombreux le conduire à sa dernière demeure hier, vendredi, après la prière du dohr. Des compagnons qui auront beaucoup appris de l'homme et de l'artiste, qui savait faire partager ses enthousiasmes et avait le secret des mots et attitudes qui désignent l'activité des hommes de culture moins comme un métier que comme une mission.

Puisses-tu reposer en paix, Mustapha Badie et puissent de nombreux jeunes artistes algériens avoir ce feu sacré et cette ambition que tu as eus à cœur de mettre au service de tes concitoyens, au mépris des obstacles et des difficultés.









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Publié le: 2006-02-14 (1253 lectures)

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