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Tlemcen Tlemcen Entre boulimie et pouvoir d'achat limité !
Transmis pardjeha le 16 septembre 2007 à 10:59:06 CEST
Contribution de djeha



par Sid Ahmed Cheloufi Quotidien d'oran

Le Ramadan cette année a coïncidé avec la rentrée scolaire fixée au 15/9, ce qui a dérouté les citoyens qui n'arrivent pas à équilibrer leur maigre budget entre le couffin de légumes et de viande, le cartable ou les sacs à dos avec les fournitures scolaires indispensables.

Il y a aussi les habitudes qui ont changé, la vieille génération à laquelle nous appartenons a vécu les moments difficiles, colonisation, guerre de libération et a pu résister à la misère grâce au savoir-faire de nos grand-mères qui réussissaient des plats succulents avec peu de moyens et surtout grâce à la solidarité de famille et de quartier que nos parents nous ont inculquée pour aider les affamés et les SDF. L'équilibre de la société de cette époque avant l'indépendance du pays a permis à toutes les familles de survivre et de subsister grâce à cet élan solidaire qui a été rompu par la «course au dinar» qui a gangrené le groupe social qui a perdu les réflexes de son identité et même sa morale.

A Tlemcen, on est passé de la grande maison de Mohamed Dib, avec son patio, sa culture, sa civilisation, son savoir-faire avec quatre à cinq familles soudées et solidaires qu'il vente ou qu'il pleuve, à de tristes HLM où chacun s'enferme à «double tour» dans «sa cage» ou appartement exigu sans communiquer avec le voisin même d'en face. Voilà la différence entre Ramadan d'hier où malgré le manque à gagner, les gens souriaient et discutaient entre eux autour d'une table garnie de gâteaux de chez nous : Baghrir, Machahad, Kaâk (galette prisée par les enfants), Zlabia, Bananes au miel, réalisés par des spécialistes qui ont disparu et qui ont pour nom Sebaïhi Nedromi connus sur la place d'El-Medress.

Les soirées étaient animées après les Taraouih dans les cafés par Feu Nekkache avec son guenibri (dos de tortue à un seul fil) au café de l'Espérance Feu Boubekeur Benzerga à l'hôtel du Maghreb (encore en ruines), Hadj Zizou et Benkabil au café Lotfi. La vieille médina n'était pas encore morte, l'artisanat se portait bien, les relations entre citoyens n'étaient pas encore ébranlées par le Trabendo le commerce informel où personne n'arrive à trouver ses repères. Le Ramadan d'aujourd'hui, c'est la course contre la montre pour remplir un couffin avec des légumes dont les prix frôlent l'insolence, la pomme de terre toujours à 60 DA qu'elle soit algérienne ou marocaine à Dar Bentata (Ghazaouet), la tomate qui est passée sans avertir de 15 DA à 30 DA, les dattes Deglet Ennour qui ont disparu des étalages pour revenir après l'écoulement des dattes de 2ème catégorie et les bouchers qui n'arrivent pas à comprendre que les salariés préfèrent la viande congelée à moitié prix (350 DA) au lieu de 700 DA. Même le poulet a pris des ailes 250 DA le kg à cause, paraît-il, des grosses chaleurs du mois d'août où, d'après les éleveurs des milliers de poussins ont péri... Ce qui est sûr c'est que la classe moyenne a disparu créant ce marasme économique où personne ne trouve son compte. C'est dur pour un fonctionnaire de passer de l'économie planifiée avec des souk el fellah débordants de marchandises à une économie libérale où chaque commerçant fixe son prix, surtout les produits de première nécessité, huile, sucre, lait, semoule.

A propos de farine et de sucre, au moment où j'écris ce billet, j'ai appris la fermeture des Moulins de Souani (daïra de Bab El-Assa) et le licenciement de 61 ouvriers qui, d'après un responsable de cette entreprise, «sont mis à la rue, sans pécule au début du Ramadan !». Pourquoi avoir choisi cette rentrée sociale pour fermer ces moulins et mettre dans l'embarras une centaine de familles plus les boulangeries qui n'auront plus de farine sur place pour faire du pain. Parmi les plus déçus des catégories sociales, ce sont les retraités, cette frange de la société qui a tant donné pour le pays et qui attendront comme toujours la date fatidique du 24 septembre pour aller retirer leur maigre pension et régler d'abord la facture Sonelgaz qui a eu «la gentillesse» de remettre la facture salée à la veille de ce Ramadan. Restons optimistes avec les promesses de relèvement des salaires et de régularisation des pensions de retraite, et prenons notre chorba (soupe) ou hrira en priant le Bon Dieu de passer un mois de Ramadan dans le calme et la sérénité. Molière avait inscrit en lettre d'or cette maxime dans sa pièce de théâtre l'Avare : «il faut manger pour vivre et ne pas vivre pour manger !».


 
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