Bienvenue sur Zianides Tlemcen
Recherche


Tlemcen
· Accueil
· Editorial
· Histoire
· Les monuments
· Plan
· Guide local
· Mairie Tlemcen
· Recherche
· Evènements
· Annuaire Web

· Contactez nous

Région de Tlemcen
· Maghnia
· Ghazaouet
· Sebdou
· Béni snous
· Nedroma
· Remchi
· Ouled mimoun
· Sabra
· Bensekrane
· El Aricha
· Msirda

Vie pratique
· Presse
· Communication
· Infos pratiques
· Monde associatif
· Annuaire des sites
·
· Charger photos

Culture
· Musique
· Artisanat
· Cinéma
· Portraits
· Livres
· Poésie

Produits du Terroir
· Apiculture
· L''huile d''olive
· Gastronomie

Météo

 
Culture La fête de « Ayrad » chez les Béni Snouss
Transmis pardjeha le 06 janvier 2008 à 11:20:47 CET
Contribution de solange





Tlemcen : Les populations de la commune de Béni Snous [Ath Snous] organisent le 12 janvier de chaque nouvel an la fête traditionnelle dite d’Ayrad, (lion en Tamazight). Elle coïncide avec Yennayer, nouvelle année du calendrier berbère, ou toutes les familles Snoussi préparent le berkoukès, les beignets, les crêpes et autres. Le spectacle se fait dés la tombée de la nuit.
Les participants passent ensemble d’une maison à une autre à Khémis. Les comédiens sont au nombre de neuf et même un peu plus avec un guide et tous déguisés avec des masques ( les cornes, les peaux d’agneaux...) Le grand Ayrad quant à lui est tiré à l’aide d’une chaîne par une personne afin de ne pas échapper.
Par contre, le guide est muni d’un drapeau à la main entouré des autres et frappent aux portes des maisons. Dans le cas ou le propriétaire de la maison n’ouvre pas, les spectateurs disent à haute voix « chebriya mherssa moulat eddar emtalka », c’est à dire que la jarre est brisée et que la maîtresse de la maison sera divorcée et déposent un « kerkor » ; un amas de pierre devant l’entrée de cette maison.
Lorsque la porte est laissée entrouverte, c’est la lionne ( l’biyya ) qui entre la première accompagnée des spectateurs et aidés par le son du tambourin, le bendir et la ghaita et à haute voix disent « ayellih oulalala amoulay ejjerwan oujerwaken, chebrelek erreblek » ainsi que d’autres expressions « Hallou bibankoum rahna jinalkoum » c’est à dire ouvrez vos portes, nous sommes venus . Et c’est ainsi qu’après avoir effectué quelques tours à la maison la lionne tombe à terre et fait le mort à chaque séance. Puis le grand Ayrad ( le lion), entre avec fureur et observe la lionne en train de mourir. Après quelques minutes de jeu et au réveil de la lionne, le maître de la maison remet au guide de l’argent de la ziyara et surtout des fruits mélangés, des gâteux, du pain,des grenades, des figues sèches etc .Et c’est au tour du m’kaddem de réciter la fatiha à haute voix tout en souhaitant les bienfaits pour la société, une nouvelle année abondante en richesses et avec tous les biens en priant Dieu de nous apporter sa miséricorde, clémence et se dirigent vers une autre maison et ainsi de suite jusqu’à l’aube et ce durant trois jours.
Tous ces dons reçus sont partagés et remis aux nécessiteux du village et les démunis. Cette fête ancestrale n’est plus comme auparavant à cause des changements survenus dans le développement et les mentalités. Mais, elle n’est pas oubliée puisque les vieux se rappellent encore des excellents moments de joie passés.
Pour cet évènement marquant la vie culturelle de cette cité, des hypothèses sont avancées dont la plus connue pour le moment est « l’évènement en 950 avant j.c. qu’elle associe à un fait historique qui s’est déroulé il y a de cela 2956 ans dans la localité de Khémis (wilaya de Tlemcen). C’est là en effet, que le roi Amazigh Chachnak infligea une cuisante défaite aux armées du pharaon Ramsés III attiré par la conquête de nouveaux territoires réputés par leurs richesses essentiellement agricoles ».
Dans ce contexte, des études et recherches anthropologiques ont été menées et d’autres sont en cours en vue de nous éclairer et de donner un « plus » sur ce frappant évènement qui n’a pas encore dévoiler ses secrets de cette contrée à patrimoine culturel diversifié et lointain.


Par ailleurs et selon ce qui a été colporté par les uns et les autres « il y a de cela quelques années, deux ayrad étaient organisées celui de Ouled Farès [Ath Farès] et d’Ouled Méziane [Ath Méziane] dont aucun n’était autorisé de dépasser les limites de son quartier. Après que la tournée fut terminée, les deux groupes se rencontrèrent au derb Hammou, le petit tunnel situé à côté de la grande mosquée, qui sépare le village de Khémis ou eut lieu une violente dispute. Après cet affrontement, le succès est revenu à Ayrad Amokrane celui de Ouled Farès( un site supérieur très ancien du village séparé par une artère principale coupant le village en deux ) sur Ayrad Amechtouh celui des Ouled Méziane.
Un vieux dira « Cet évènement me fait rappeler les meilleurs moments de ma vie. Il était pour nous un lieu de communication après une longue absence du village et ceux qui viennent d’autres contrées lointaines. On sentait la fraîcheur de la baraka qui venait. ». Un film a été produit en ce sens sur le site de Khémis par le réalisateur Noureddine El Hachemi et son équipe et a été diffusé l’écran de la télévision nationale.
Pour la mise en valeur de ce patrimoine culturel millénaire, l’association culturelle Eddakira Essanoussia a été crée. Elle a célébrée Yennayer 2950 ( 12 janvier 2001 ) à travers une caravane culturelle sur invitation du haut commissariat à l’amazighité par la présentation sur scène du carnaval au théâtre national algérien, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et au théâtre régional de Bgayet. Ce fut une première et en même temps un succès.
L’origine de ce carnaval réside dans son authenticité, il est spontané et tiré du fin fond de nos us et coutumes et les croyances les plus lointaines. iL est le patrimoine de tous. Il est aussi l’apogée d’une identité millénaire dont les populations s’attachent et s’identifient. Il était célébré avec faste pour marquer le nouvel an amazigh et s’inscrit en plus dans l’esprit de la solidarité communautaire et de l’attachement au sacré.

Mohamed GADIRI.


 
Liens connexes
· Plus à propos de Culture
· Nouvelles transmises par djeha


L'article le plus lu à propos de Culture:
Hommage à Rachid BABA AHMED


Evaluer l'article
Moyenne des scores: 5
Votes: 2


Prenez une seconde et évaluez cet article :

Excellent
Très bien
Bien
Normal
Mauvais


Options

 Format imprimable Format imprimable


Site Réalisé avec PHP-Nuke

Tous les logos et marques contenus dans ce site sont la propriété de leurs Auteurs. Les commentaires sont la propiété des personnes les ayant postés, tout le reste © 2007 par nous.
Vous pouvez syndiquer nos articles en utilisant le fichier RSS backend.php ou ultramode.txt
PHP-Nuke © Stefvar.
Page générée en: 0.44 Secondes